Léviathan

Léviathan
-Ce monstre, dont on ignore la forme, peut être considéré comme l'évocation d'un cataclysme terrifiant capable de modifier la planète, et d'en bousculer l'ordre et la géographie sinon d'anéantir le monde.
-Léviathan est également, selon certaines versions, le nom donné à un des démons principaux de l'enfer. Selon les rabbins, ils seraient un des quatre cardinaux gouvernant au Midi, une des quatre parties du monde.
-Léviathan est représenté au Moyen Âge sous la forme d'une gueule ouverte qui avale les âmes.
-Un grand nombre de passages de l'ancien testament font référence à un animal mythique, une sorte de monstre des mers, qui s'appelle Léviathan ou encore Rahab. Cette légende provient des croyances mésopotamiennes selon lesquelles lors de la création, le dieu créateur aurait vaincu le Léviathan et l'océan.

Le Léviathan dans la Bible:

Esaïe 27:1
Ce jour-là, le Seigneur prendra sa grande, sa terrible, sa puissante épée, pour intervenir contre le monstre Léviathan, le serpent tortueux, insaisissable ; et il tuera ce dragon des mers.

Job 7:12
Toi, pourquoi me fais-tu surveiller de si près : serais-je l'Océan ou le Monstre marin?

-"Job fait peut-être allusion ici à de vieux récits orientaux de la création, selon lesquels le dieu créateur, après avoir vaincu l'Océan et le Monstre marin, les avait placés sous bonne garde pour les empêcher de nuire").

ou encore

Psaumes 74:13-14
Tu as eu la force de fendre la mer, de briser les têtes du grand dragon marin, de fracasser le crâne de ce monstre, et tu l'as fait dévorer par les requins.
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# Posté le samedi 16 décembre 2006 16:38

Démon (esprit)

Démon (esprit)
Un démon est un esprit, en général mauvais, qui préside aux destinées d'un individu et qui détermine ses sentiments ou son comportement. Initialement ce mot avait un sens moins étroit, ce sont les ecclésiastiques qui lui ont donné le sens d'ange déchu, d'esprit du mal ou de diable. Les démons tels qu'ils apparaissent dans la littérature grecque depuis Hésiode sont des êtres intermédiaires entre l'homme et la divinité, personnifiant tantôt les vertus morales, tantôt les forces de la nature. Ils aident les dieux à organiser le monde et à faire respecter l'ordre moral. Le mot sert aussi bien à désigner l'être responsable de la destinée d'un être humain, que le génie spécifique d'une cité, d'un lieu, ou d'une famille. Il correspond au genius des latins. Finalement, il n'y a guère de différence entre le « daïmon » d'un individu et son ange tutélaire. Les gnostiques distinguaient deux catégories de démons : les agatho-démons, des esprits bienfaisants et les caco-démons, les esprits malfaisants. Pour certains gnostiques et cabalistes chaque homme aurait même un bon et un mauvais démon qui l'accompagneraient durant toute son existence.

Dans les anciennes croyances, les démons sont des esprits malins, au sens « remplis de malice ». Ils sont des forces obscures, des puissances secrètes, personnifiées, que l'iconographie représente en général de la façon la plus immédiatement compréhensible de l'imagination populaire dans une culture donnée.

Le christianisme antique et médiéval les présente comme invisibles, mais certains hommes d'Église et saints sont supposés en avoir vu : saint Venant, Guibert de Nogent, Raoul Glaber... Des conciles, comme celui de Braga, ont traité des demons. Leur prince est Belzébuth, lieutenant de Satan, représenté dans l'iconographie avec une couronne de feu, des ailes de chauve-souris, des cornes, des pattes de bouc et une queue de lion.

D'après le «mythe de la Chute des anges rebelles», les démons passent pour être les anges rebelles, soit les créatures jadis célestes qui furent partisanes de Lucifer pendant la lutte de ce dernier contre son homologue saint Michel – lutte à l'issue de laquelle Lucifer et ses anges ont été vaincus et ont chuté en enfer.

Une «science» porte sur eux : la démonologie, qui tient lieu d'équivalent infernal de l'angéologie, voire de la théologie dans son ensemble en ce que la démonologie élargit son champ d'étude à l'univers des sciences «maudites», occultes, comme la théologie embrasse le concept de divinité dans son acception la plus large.
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# Posté le samedi 16 décembre 2006 16:47

Béhémoth ou (Bahamut)

Béhémoth ou (Bahamut)
Il est connu en Arabe comme بهيموث (Bahīmūth) ou بهموت (Bahamūt) .

Le mot est la forme plurielle de בהמה (bəhēmāh: désigne en hébreu biblique les animaux domestiques, le bétail, bahaim en arabe), mais c'est un pluralis excellentiae, une méthode hébraïque pour exprimer la grandeur en "pluralisant" le nom (cf. Elohim), ce qui indique que le Béhémoth est la plus grande et puissante créature terrestre.

Métaphoriquement, le nom désigne toute bête de grande taille et/ou puissante. Un rorqual est donc parfois qualifié de béhémoth marin, ce qui est un contresens au vu de l'origine du nom.

Le Béhémoth est présenté dans le Livre de Job comme la Bête, la force animale que l'homme ne peut domestiquer. Dans la religion juive, il est le symbole du démon et du mal. Son apparence est imprécise, les uns en font un taureau énorme, les autres un hippopotame ou un rhinocéros. Dans un livre apocryphe d'Énoch, Béhémoth est un mâle, et sa compagne est le Léviathan, Dieu s'étant repenti de les avoir créés. Selon une tradition rabbinique, Béhémoth et Léviathan sont réservés pour le festin des justes qui aura lieu à la fin du monde.

L'origine mythique du Béhémoth, comme celle du Léviathan, autre monstre de la création originelle, se trouve dans les légendes babyloniennes où ils représentent les deux monstres marins primordiaux du chaos originel. Le Béhémoth perdra, au seuil de l'ère chrétienne, ses attributs marins et deviendra un monstre terrestre. Dans Baruch syriaque (XXIX, 4), il est dit que les deux monstres, apparus au cinquième jour de la Création, seront servis en nourriture aux justes au grand banquet après la fin des temps. La même idée se retrouve dans le IVe Livre d'Esdras (VI, 47).
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# Posté le samedi 16 décembre 2006 16:55

Grendel

Grendel
Grendel était un monstre des marécages (ou monstre aquatique) qui chaque nuit venait dévorer les guerriers de Hrotghar, roi du Danemark. Cela durait depuis douze ans, quand un jour un homme nommé Beowulf arriva au château de Hrotghar, et déclara qu'il tuerait le monstre ou perdrait la vie. Beowulf attendit la nuit et quand Grendel apparut il se jeta sur lui. La peau du monstre étant trop dure, Beowulf ne se servit pas de ses armes. Après un long combat Beowulf réussit à lui arracher un bras, Grendel fuit en hurlant et mourut. La victoire de Beowulf est fêtée au château, mais le lendemain un nouveau guerrier avait disparu. C'était la mère de Grendel qui vengeait son fils. Beowulf plongea dans un lac où vivait l'ogresse, au fond de l'eau il trouva une épée magique et se servit d'elle pour tuer la mère de Grendel.
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# Posté le samedi 16 décembre 2006 17:23

Le kappa ou (Gatarô)

Le kappa ou (Gatarô)
Le kappa (河童) est un monstre du folklore japonais, aussi appelé Gatarô (川太郎).
Génies des eaux au Japon, les kappa sont des êtres maléfiques, réputés pour attirer les enfants dans les rivières afin de les noyer, souvent en leur aspirant les organes par l'anus.
Les kappas ont l'apparence de tortues anthropomorphes, parfois avec un bouche en forme de (ou à l'apparence de) bec et le sommet de leur crâne est légèrement creusé, entouré de cheveux. Cet affaissement est rempli d'eau, liquide duquel ils tirent leur puissance. Ainsi, si l'on salue un kappa à la manière japonaise (en s'inclinant), il vous salue en retour et perd toute son eau, devenant alors plus faible. Le kappa est en effet un être très poli, même s'il aime faire de nombreuses méchancetés. Certains kappas sont cependant représentés sans cet affaissement, le sommet de leur crâne étant simplement chauve.

La plupart de leurs farces consistent à s'introduire dans les villages pour voler de la nourriture, lâcher des gaz et regarder sous les jupes des femmes.

Le kappa sait très bien parler japonais et jouer au shōgi. S'il y a une nourriture qu'il apprécie plus que la chair des enfants, c'est le concombre. Ainsi, les japonais avaient coutume de jeter des concombres dans les rivières afin qu'ils n'aient pas autant à venir manger chez eux non-invités. Ce lien avec le concombre a donné le nom kappamaki à une variété de rouleau de sushi avec une tranche de concombre au milieu.

Il semblerait que l'aspect capillaire des kappas ait été fondé sur celui de moines occidentaux (qui ont subi la tonsure et n'ont pas non plus de cheveux au sommet du crâne) ayant visité le Japon.
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# Posté le samedi 16 décembre 2006 17:33